Menghini Benilde, artiste d’origine italienne, se forme en architecture et aux Beaux-Arts à Venise avant de s’installer en Polynésie française en 1985. Depuis, elle vit et travaille depuis à Tahiti, où elle développe une œuvre personnelle inspirée par son environnement et par un parcours artistique riche, jalonné de nombreuses expositions en Polynésie et à l’international. Son travail, principalement réalisé à l’huile et à l’aquarelle, s’inscrit dans une démarche figurative où la lumière occupe une place essentielle. À travers ses compositions, elle saisit des instants empreints de calme et de délicatesse, révélant une attention particulière portée aux attitudes, aux matières et aux atmosphères.
Les formes se construisent avec souplesse, les textures dialoguent entre elles, tandis que les jeux de transparence apportent profondeur et subtilité. Les personnages, souvent féminins, évoluent dans un univers suspendu, où le temps semble s’étirer, laissant place à une sensation de douceur et d’harmonie.
Parallèlement à son travail sur toile, Menghini Benilde développe également une pratique sur supports en volume, notamment sur des poteries. Ces pièces, présentées dans l’exposition, prolongent son univers pictural en explorant autrement la matière et la lumière, dans une approche plus tactile et intime.
Avec "Lumière dorée", l’artiste renoue aussi avec une technique qu’elle a explorée par le passé : l’utilisation de fonds dorés pour faire émerger la lumière. Elle revisite aujourd’hui cette approche en la reliant à son environnement polynésien, où la présence du soleil devient un élément central. La lumière, chaude et enveloppante, structure les compositions et révèle les formes, donnant à l’ensemble une dimension à la fois vibrante et contemplative.
À travers cette exposition, Menghini Benilde propose une œuvre où la lumière n’est pas seulement représentée, mais ressentie, comme une matière vivante qui relie les sujets entre eux et invite le regard à s’attarder.
L’artiste peintre Louis Devienne, installé à Tahiti, développe depuis plusieurs années une œuvre profondément inspirée par les paysages et la culture du Pacifique.
Né en 1965 et formé aux Beaux-Arts, il s’installe en Polynésie dans les années 90 où il construit une carrière artistique reconnue, capturant dans ses toiles la lumière, les couleurs et les scènes de vie locales.
Avec son exposition « Autre regard » en 2026, Louis Devienne propose une évolution sensible de son travail. Fidèle à son univers, on y retrouve ses points de vue et sujets emblématiques — portraits, vues de profil, paysages et scènes de vie — qui constituent la signature de son œuvre.
La nouveauté réside dans l’introduction d’un nouveau point de vue : celui des vues en hauteur, comme si le spectateur survolait les paysages polynésiens.
Cette approche renouvelle la perception des scènes quotidiennes et des décors naturels, offrant une lecture plus globale et presque cartographique du territoire. Lagons, montagnes, bords de mer et instants de vie se transforment en compositions dynamiques, où l’œil voyage librement.
Ce changement de perspective lui permet également de jouer avec les matières et les contrastes : du lisse profond de la mer aux textures denses des cocoteraies, chaque élément devient un véritable terrain d’expérimentation picturale.
À travers cette nouvelle collection, l’artiste ne se contente plus de représenter la Polynésie : il en propose une lecture renouvelée, immersive et sensible, invitant chacun à porter, lui aussi, un « autre regard » sur le monde qui l’entoure.
Pour cette nouvelle édition, l’artiste poursuit et approfondit ce qui fait la force et la reconnaissance de son œuvre : une peinture habitée par le quotidien polynésien, sincère, vivante, profondément ancrée dans les gestes simples et les rythmes familiers de la vie locale.
Ses toiles nous donnent à voir ces scènes que l’on croise sans toujours les regarder… et qu’il parvient, avec délicatesse, à suspendre dans le temps.
On y retrouve la mer, les scènes de pêche, les pirogues à voiles glissant sur l’eau. Les baignades en rivière, la pêche à la chevrette, les tamāra‘a partagés. Mais aussi la ville, ses lumières, ses bringues, cette convivialité qui fait battre le cœur du quotidien.
L’eau, la nature, les liens humains — tout est là, porté par un regard sensible et narratif qui raconte sans jamais figer.
Fidèle à sa passion pour ce temps d’hier encore vivant dans les mémoires, Philippe Peltier pousse cette année sa démarche un peu plus loin.
À travers quelques œuvres rares, il explore un passé plus ancien : les ari‘i, les coutumes d’autrefois, certains objets de l’histoire polynésienne aujourd’hui conservés au Musée.
Ces peintures viennent enrichir son univers sans en rompre l’équilibre, créant un dialogue subtil entre mémoire récente et héritage ancestral.
Cette exposition s’inscrit ainsi dans une continuité assumée, tout en ouvrant de nouvelles perspectives : une peinture du quotidien, du souvenir et du temps qui passe… mais qui ne disparaît jamais vraiment.
La galerie Au Chevalet est heureuse d’annoncer la première exposition personnelle de l’artiste Mataitai, ouvrant cette nouvelle année 2026, avec lequel elle collabore depuis de nombreuses années.
Cette exposition réunit près d’une quarantaine de dessins, majoritairement réalisés à l’encre de Chine. Il s’agit d’un travail long et minutieux, fruit de deux années de recherche et de création, au cours desquelles l’artiste a réuni cet ensemble d’œuvres remarquables.
À travers ces dessins, Mataitai développe un univers profondément ancré dans la culture polynésienne. Il y explore les légendes, les objets précieux et symboliques, les scènes de vie quotidienne, ainsi que des thématiques liées à l’histoire et à l’identité des peuples polynésiens. Son travail se nourrit également de sa collaboration avec le Musée des Îles de Tahiti, qui confère à sa démarche une dimension patrimoniale et culturelle affirmée.
